1) Biopsie transpérinéale : renforcement de la préférence
La recommandation EAU 2025 renforce la place de la biopsie transpérinéale, préférée à la transrectale. En pratique : diminution attendue des complications infectieuses, meilleure acceptabilité sous anesthésie locale dans certaines organisations, et cohérence avec les trajectoires radiologiques actuelles.
2) Nombre de carottes systématiques : rester “raisonnable”
Les recommandations européennes actuelles rappellent des ordres de grandeur (8 carottes autour de 30 cc ; 10–12 si plus volumineux ; >12 pas forcément plus contributif).
Implication : viser la qualité (ciblage + systématique raisonné) plus que la quantité.
3) Ciblage IRM : options techniques, même recommandation clinique
Quand l’IRM identifie une lésion suspecte, la biopsie ciblée peut se faire en fusion cognitive ou écho/IRM ; l’important est la performance locale et la reproductibilité.
4) PSMA-PET/CT : montée en puissance, y compris en risque intermédiaire sélectionné
Les recommandations EAU 2025 mentionnent une mise à jour sur l’utilisation du PSA-PET/CT (PSMA-PET) pour le staging de certains risque intermédiaire.
Point pratique : clarifier avec la médecine nucléaire les critères locaux (Gleason/ISUP, PSA, %carottes, T2b/T2c, etc.) et l’impact attendu.
5) Recos “par stades” : gain de lisibilité… et pièges
La suppression des recommandations “générales” au profit de recommandations par stade vise à réduire les interprétations.
Piège : vérifier le stade exact (localisé bas risque vs favorable intermédiaire vs défavorable, etc.) avant d’appliquer une recommandation.
6) Surveillance active : IRM utile, mais pas magique
Le texte EAU 2025 rappelle des messages clés :
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progression IRM → biopsie de confirmation avant changement de stratégie
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IRM stable : peut alléger certains éléments (ex : toucher rectal), mais ne rend pas automatiquement la biopsie “inutile” chez tous.
Implication : protocole de surveillance active explicite, documenté (calendrier PSA/IRM/biopsies, critères de sortie).
7) Communication patient : “maladie cliniquement significative” comme fil conducteur
Même en FMC, un bénéfice pratique : une stratégie “IRM-first + ciblage + transpérinéal” aide à expliquer au patient qu’on cherche à détecter ce qui compte, tout en réduisant les excès.
8) Organisation des consultations : standardiser le parcours “PSA → IRM → biopsie”
Un parcours fluide réduit les délais et l’anxiété patient. Recommandation opérationnelle :
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ordonnance/accès IRM standardisé (TR, PSA)
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courrier radiologue avec attentes (PI-RADS, volume prostate, localisations)
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template de CR de biopsies (systématique + ciblée, mapping, ISUP, %)

